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SweetieLittleMe

J'ai longtemps inconsciemment souffert de n'avoir personne à qui me confier sans gêne, et ç'a joué en ma défaveur par rapport au...

dimanche 29 septembre 2019

ADO MAL DANS SA PEAU

Je ne saurais dire quand exactement ç'a commencé, mais l'affection que je porte a ma personne est très... comment dire... minime.

Je m'en suis rendue compte récemment, et franchement, ça m'a fait a peu près le même effet que le mal des règles.

J'ai juste brusquement compris que je ne valais pas grand chose, par rapport aux autres. Ne serait-ce que par la confiance que je me porte.

Et honnêtement, vivre avec ça, c'est un peu compliqué.

Dès que je m'assois et que je réfléchis longuement, la réalité me revient en face :
J'ai des amies franchement jolies, et, il m'écorche les doigts de l'avouer mais, avec des "formes où il faut".
Et elles sont toujours en train de tenter de me dire que je leur ressemble physiquement, bien que l'hypocrisie se sente dans leur voix lorsqu'elles le font. Elles sont toujours dans le "t'es jolie aussi, quand même" ou " toi-même tu sais que t'as de belles fesses," mais il suffit de les regarder dans les yeux au moment ou elles débitent ces âneries pour comprendre qu'elles n'en pensent pas un traître mot.
Mes amies, appelons les ici Dora et Maëlla (principalement ces deux-là) on toujours cette réplique, lorsqu'un garçon me plait (non, je ne suis pas amoureuse) : "Va lui dire ; tu le vois et tu lui exprimes clairement qu'il te plait, tu verras, il va peut-être dire 'oui' ".

...
...
....GO FUCK YOURSELF, PLEASE.

En tant que moche, il m'est déjà arrivé de penser à les croire, mais la réalité me revient très vite: je suis moche et je ne suis pas a seule a m'en être rendue compte.

A chaque fois qu'un garçon me plait, c'est le même scénario: Je commence par lui dire bonjour, je finis par le stalker, je vois sa copine, et je rentre boire un coup; parce que peu importe qui elle est, elle est toujours plus jolie que moi. Et moins conne, aussi. Et plus mature.

J'ai donc des fois cessé de me préoccuper de mon physique; et comme j'y pense beaucoup lorsque je réfléchis, j'ai arrêté de réfléchir. Je comble mon temps en jouant (MMO GANG!), en rigolant, ou tout simplement en parlant.

Je parle beaucoup, beaucoup beaucoup. Beaucoup beaucoup beaaaaaaaaaaaaaucoup.

Tout le monde me le reproche, surtout que ça se fait pour ne rien dire; mais ils ne comprennent pas. Ils ne peuvent pas comprendre. Ils ont des compagn(on/e)s qui les trouvent toujours magnifiques en toute circonstance. Moi j'ai même honte de me voir en photo. Je ne fais que gâcher le décor.

Parler, pour moi, c'est comme noyer mes soucis dans un flot de conneries sans véritables but ni réflexion; c'est ce que je fais pour occuper mon temps, pour éviter de me souvenir qu'il y a tellement mieux que moi au monde,
Ils ne comprendront sans doute jamais, les autres, ce qui fait que des fois je commence à ignorer ce qu'on dit de moi, me ficher de l'avis des autres; et puis je me rends compte que ça ne me rend pas meilleure, et puis je reprends de cette drogue qu'est la parole.



Au final, l'être humain est fait de ce que les autres pensent de lui. Si Donald Trump est considéré comme mauvais par absolument tout le monde, même ses proches, et que tous ceux qui le côtoient ont la même impression, c'est qu'il est réellement mauvais, même si au fond il n'a peut-être pas envie de donner cette image là.
C'est vraiment douloureux, en fait, de vivre en étant soi, lorsqu'on a tout a envier aux autres,(à part un contexte familial relativement tranquille). Aussi que même lorsqu'on a envie de silence, on se rend compte qu'on a pas le droit de s'ôter la vie - surtout que les morts ne peuvent pas manger fast-food);

Cette réflexion m'a pourri mon week-end, et je tenais à la partager ici avec mes "Teddy"s.
En espérant qu'elle apporte quelque chose au monde.


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